
mardi 11 octobre 2011

lundi 5 septembre 2011

Sainte-Livrade-sur-Lot, Lot-et-Garonne.
D'Août et de Septembre le rencontre fortuite
Août déconfite sur son point de fuite
A se porter hors d'atteinte des étreintes
Du sceptre-membre par devoir est contrainte
Au nom de l'astronomique loi
Qui n'autorise aucune confusion de mois.
J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.
lundi 22 août 2011
Saint-Hilaire-de-Briouze, Orne.
Des spirales comme formées
Dans une étoffe plissée
Qui serait par le ciel aspirée
Pour en orage se constituer,
Qui effectivement, en fureur a éclaté
Et en lambeaux l'aurait déchirée,
Le ciel ainsi par tant de brutalité,
Fut très rapidement dévoilé,
Pour révéler une campagne apaisée.
Avec les Canicules à nouveau installées,
Comme si de rien n'avait été.
Et, rassurés, les saucissonneurs de l'été,
Poursuivent leurs bamboches, en état d'ébriété.
J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.
samedi 13 août 2011
dimanche 24 juillet 2011

Silly-Tillard, Oise.
"Comme vous, déconcerté
Par les tourments du ciel de ce Juillet
Je suis en mesure de vous les expliquer
Par ce conflit que j'ai pu observer.
La raison en est
L'histoire d'Illet et de Juyet
Par Lunieäe chassées
Leur mère, très fâchée
Qui ne pouvait tolérer
Qu'elles puissent s'aimer,
Alors qu'elle les destinait
A d'ambitieuses alliances
Défaites par cette délinquance.
Maintenant livrés au courroux
Des Titans qui ne seront pas les époux
Astréos et Pallas, leurs représailles
Perturbent le ciel qui défaille
Par toutes sortes de désordres agité,
De nuages madères pommelé,
Inquiétants pressages
De bien triste ménage.
Qui n'inclinent guère au badinage
Cependant ne seront que désagrément de passage,
L'affront par les Titans oublié
Qui à d'autres amours seront bien vite appelés."
Ovide, Juillet de l'an 9 ap. J.-C.
Lecture de J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.
dimanche 17 juillet 2011
samedi 2 juillet 2011

Romorantin Lanthenay, Loir et Cher.
Tiens, déjà, doucement Juin,
Aux roses trémières, s'est éteint!
Les trémières elles, resteront dans le jardin,
Petits entonnoirs bien ouverts, jaunes et carmins
Accrochés aux tiges longues et graciles,
Elles se balancent grandes filles nubiles.
Comment sont-elles venues ici ?
Semées par le vent comme par magie ?
Ou par les fientes d'oiseaux déposées ?
Orphelines du hasard pupilles de l'été
Par lui protégées, en florilège coloré,
De Juin maintenant oublié,
Elles lui disent avec Juillet
Leur fidélité renouvelée.
Au serment à l'éternité dédié
A l'aura été de l'été désavoué.
J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

