mardi 23 octobre 2012





Autry, Ardennes.

Les brouillards du matin dissipés jolie éclaircie sur Autry
Ils ont passé bien vite au-dessus des bois l'après-midi
Elle avait une main ouverte comme pour une bénédiction
L'autre dans ses cheveux avec un air de distraite compassion
Alors que lui en arrière énergiquement cambré
Ses jambes par dessus elle comme en ombrelle balancées
Par cette voltige absorbé n'était pas en adéquate disposition
Pour recueillir comme il faudrait ce geste d'affection
Montage il est vrai de convention pour faire démonstration
De sentimentales émotions sans grande conviction
Ils ont passé ainsi en une peu commune procession
Missionnés à dispenser une sainte onction de consolation
Sur ces terres de si peu de population sans affectation.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.



mercredi 10 octobre 2012






Octobre.

a tout va ils s'éffeuillichiffonnent
aux soupirs des vents d'automne
pour essuyer des cieux,            
d'un chagrin mouillé, les yeux,                                                        
il se laissera oublier,
par ces nuages emporté
si rapides à se déplacer
toujours  à se succéder
sans rien laisser du passé
à  tout effacer en ce bel arroi
aux couleurs du ciel sans autrefois.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique. 


jeudi 27 septembre 2012






Saint-Georges-des-Groseilliers, Orne.

On pourrait penser voir des hippocampes
Là suspendus comme un cul-de-lampe
Dans un ciel aux rosissements suaves
Il serait l'ornement d'une fin de page
Celle peut-être de l'été finissant
Qui se dérobe en douceur discrètement. 


J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 20 septembre 2012






La Chapelle-sur-Erdre, Loire-Atlantique.

Ils sont entourbillonnés  dans un rapide passage
Au dessus de nous emportés pour quel voyage ?
Par quelle crainte sont-ils liés les uns aux autres 
Voyageurs embarqués comme sur un cotre
Au foc et trinquette de vents boursouflés
Fugaces expéditionnaires de quelle odyssée
Epopée cotonneuse aux archipels des nuages  
Et, déjà hors de vue dans ces immenses paysages.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.


mardi 11 septembre 2012





Le Grand-Quevilly, Seine-Maritime.

Les stratus s'étirent en filandres
Fils soyeux de septendre
De l'été encore les freluches
Au ciel serein sans embûche
Attendrissant comme une peluche
A faire conter de gentilles fanfreluches 
Et me souvenant de Girard de Saint -Amand
J'ajoute  ce couplet de lui venant :
"J'entreprendrais en un temps chaud et clair 
 Le vain calcul des freluches de l'air".

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.


jeudi 6 septembre 2012





Une éternité colorée.

Et voici Septembre
Dans un ciel tendre
Doucement ensoleillé
Où les Astéracées
Elles sont toujours là
De leurs pourchas 
Elles font les rondes 
Qui en lacets vagabondent
Pour encercler 
L'été fait prisonnier
Dans ces contours
Et de conjuguer à rebours
Ce temps au passé
Afin de maintenir l'été 
Au présent toujours 
Dans un calembour 
Vouloir le contenir
Elles me font rire
Quelle candeur 
Celle des fleurs
Vouées au bonheur 
Des couleurs 
De leur odeur
Jolie destinée
Bientôt achevée  
Au temps mort 
Quand incolores
En bulbes fripés réduites
Elles seront déconfites
Remisées dans des cageots
Bien comme il faut!

Mais de cette perfide traîtrise démises
De l'avenir toujours les promises
Sauvées du pourrissement
Elles feront encore l'enchantement
De ce qui sera toujours "été"
De toute éternité colorée!

Une observation de J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

mardi 4 septembre 2012





Les Astéracées.

Les cumulus joufflus de pluie véhiculent
Hors champ les féroces Canicules
Et libèrent enfin celles d'étouffement sauvées
Les tubéreuses exubérantes Astéracées 
Dans la clémence de l'air elles se culbutent
Et exécutent des gymnastiques tout en volutes
Comme une calligraphie pour écrire leur tendresse
Et lier dans les pleins et les déliés leurs caresses
Au-dessus de fleurs accumulées très colorées
Qui seraient les virgules d'une ponctuation désordonnée
Et de les jeter de ci de là 
Ces fleurs de Dahlias
Pour cadencer avec cette fleuristerie
Les stances inspirées des jolies inepties
Qui sont dites dans les grands moments du coeur
Des effusions aux transports de l'âme le bonheur
Elevée au zénith azuréen de la transcendance 
Au point ultime de l'éblouissement et de l'absence.

Ainsi le météorologue voué aux songes
Des illusions abusé hélas! il reste le beau mensonge.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.