samedi 11 juin 2016

Bien chagrin.








Bien chagrin.

Sur une vaste et plate plaine
Comme un plancher de scène,
L'un sous l'autre, Hippolythe  et Aricie,
Avec comme quelque chose d'écrit
Ce ruban autour d'elle,
En volutes il se démêle,
De vides et de pleins
Calligraphie du rien?
Signes qui sait du destin,
Logogriphe sibyllin 
Où serait versifiée leur histoire
D'amour, tout porte à le croire
Où rimeraient désespoir et espoir,
D'une charade de déboires
Les entrelacs compliqués, 
Jusque à quelle fin dénoués?
Ces signe dans le ciel n'en disent rien
Et vous laissent là, bien chagrin.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 2 juin 2016

Ils pluies.





Dans le ciel lavis d'ennui
Tout au gris comme lui
Au temps qui fuit
Ils pluies

Expient ici les sanies
Eaux usées dune vie?

Ou ablutions au mikweh
Pour une pureté recouvrée?

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

mardi 31 mai 2016

Une morale de pluies.





Mai sous la pluie s'enfuit
Dans l'eau du ciel il se dissout
De temps à autre cependant une éclaircie
Alors très brièvement la population est ravie
Et, de se vêtir de jupes et de culottes courtes,
Effervescence que les humides fraîcheurs écourtent,
Une réprimande peut-être du ciel, père très sévère
Que ces membres nus, triste déconvenue, exaspèrent
Le voilà qui, sur le bonne tenue des foules il légifère,
Pour leur imposer un paraître vestimentaire austère,
Quand le laisser aller solaire les éconduits
S'ensuit, une règle morale de pluies!

Ah! oublieuse et pusillanime nature
Qu'en est-il de l'Eden de la nudité si pure?

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

samedi 30 avril 2016

Ephélides







Mélanome l'arme au repos,
D'une négociation engage le propos,
Vaine tentative à vouloir dissuader
Les Ephélides de rousseur consteller 
L'univers tout entier de leurs grains,
Qui prétendent-elles, lui sied si bien
Car de beauté ils sont nommés,
Comme semailles elles les ont jetées
Qui pareilles à des étoiles dans le firmament,
L'éclairent de leur étrange rougeoiement, 
Des taches sur l'universel épiderme éparpillées,
Confettis suspects , il y a lieu de s'en inquiéter,
Quand la peau d'une flore étrange contaminée, 
Se couvre de fleurs de purulence infectées,
Lèpre odieuse, morbifique dégénérescence, 
Qui assigne ce beau monde à une putride déliquescence.

"Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!"
Baudelaire.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

mardi 19 avril 2016

Infortune.







Quand de noires turpitudes le ciel menace,
Le spectre de la terreur les embrasse,
Dans la fuite ils pensent trouver leur salut,
Au-dessus de leurs têtes l'épée à bras tendu
De l'haruspice des mauvaises augures,
Messager de l'effroi des fatalités sans futur,
Pourquoi au malheur seraient-ils condamnés?
Peut-être du seul inconvénient d'être nés,
De ce fameux péché originel,
Pèse lourd toujours la séquelle,
Jusqu'au ciel qui les poursuit de sa rancune,
Pauvres créatures voués à leur injuste infortune.
A jamais livrés à cette  terrible malédiction
Des voies célestes sans absolution.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 7 avril 2016

Des voies célestes la trahison.




Saint-Leu, île de la Réunion.

Dans un décor de botanique exotique,
Au poids de son corps livrée, Aérolithe
Chute! serait-ce le ciel qui périclite
Qui ainsi dans un tel vertige la précipite?
Hippolythe qui l'a tant aimée,
Droit dressé par ce drame stupéfait, 
La main ouverte comme pour l'accueillir, 
Elle tombe pas loin de lui pour périr...
Du chaos cosmique la déraison,
Des voies célestes bienveillantes, la trahison
Quand se dérobent les attractions magnétiques,
De la foi à l'universelle éternité l'illusion fatidique?

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologiques.

vendredi 11 mars 2016

Le Pré aux Clercs.







Paris, Île-de-France.

Observateur météorologique témoin de ce conflit 
Très musclé où les deux belligérants ont péri
A s'embrocher avec adresse de leurs lances,
Sur les pas de danse bien enlevés du non sens,
Le ballet sauvage d'un sanguinaire combat,
Furieusement mené jusque à sa fin par leur trépas,
On se raconte maintenant l'histoire épique
De ces héros de bravoure au delà du fer qui pique
Qui perce, fourrage  vide de leur sang les entrailles,
Sans que jamais leur vaillance  ne défaille,
Honneur leur sera rendu avec de belles funérailles,
Consécration d'une bataille qui peu me vaille.
A tu et à toi dans la haine confondus
Très équitablement ils s' entretuent!

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.