mercredi 28 septembre 2016

Ménée & Jéphré.







Au ciel de Septembre grisaillé
Ménée & Jephré à se hâter
Vers quelle entreprise voués?
Destination déjà oubliée
Effacée dans le ciel si grand ouvert
Où toute activité se volatilise dans l'éther
Comme une anesthésie dans le non-être
Mais ils le nient pour rattraper leur peut-être
Course à vous essouffler le cervelet,
Pour une destiné que rien ne saurait raisonner!

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

dimanche 4 septembre 2016

De l'été la parenthèse.







C'est l'été la grande débandade,
Ils sont tous partis les camarades,
Des campagnes à la plage,
Avec les vacances le voyage,
La grande absence
De tous, dans la somnolence
De l'été, ils vont de-ci de-là, errer
Dans leur état de vacuité, hébétés
Par tant d'oisiveté si occupés,
Ils reviendront un peu déprimés
Et d'aller leur analyste consulter.
Lui aussi des vacances est rentré
Il est là, un peu bronzé à les écouter,
Dans son officine rien n'a changé,
La parenthèse de l'été est bien fermée. 

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

mercredi 3 août 2016

Licht immer Licht.







De bonne ou mauvaise fortune
A quel astre elle  se consume ?
Comme un papillon de nuit 
Que le feu de la lampe détruit,
"De la lumière encore de la lumière!"
Invoquait ce poète célèbre
Qui s'exaspérait des ténèbres
Car elles lui cacheraient la Vérité
Qui se déroberait à sa sagacité,
La voilà révélée dans un éblouissement
A l'aveugler dans l'anéantissement 
En d'innombrables particules de lumière
Projetées qui de Vérité ne savent que faire,
Alors que, ombre errante,
C'est le clair-obscure qu'Elle hante.

JC. Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique. 

jeudi 21 juillet 2016

Terres inconnues.







Porté là où il ne voulait pas aller, là-bas 
Terres inconnues dont on ne revient pas
Bizarre destiné que rien ne saurait maîtriser
Que veulent-elles à l'enlever contre son gré?
Compagnes du hasard dont il aurait dù se méfier
Des fées aux fantaisies de leur sort manipulé,
Coquecigrues inanes par leurs frivolités enlevé
Dans les nébuleuses contrées des billevesées.
D'où, c'est vrai,
On ne revient jamais.

JC. Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

dimanche 3 juillet 2016

Des fleurs flétries du dépit.







Sainte-Savine, Aube.

Des ciels obscurcis les Juin
Maintenant défunts 
Dans l'eau des pluies,
De larmes les mélancolies
Aux aléas des météorologies
Les fleurs flétries du dépit,
De ce qui nous était promis
Au temps aboli, rien ne se fit

Tant pis!

JC Tannenbaum, directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 16 juin 2016

Au souffle d'Eole.







Dans un vaste paysage banal,
Grand ouvert au vide total,
Des nuages en filaments planent
Nonchalants indifférents, ils flânent
Loin du malheur de l'homme
Qui quand l'amour l'abandonne,
En de vains efforts désespérés,
Tente dans sa fuite le rattraper,
Comme du temps perdu,
Ils ne se rattrapent plus.
Ah! vouloir les saisir au vol
Alors qu'emportés au souffle d'Eole
Peut-être dans ses caverne enfermés,
Finalement, à huis clos ils resteront oubliés.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

samedi 11 juin 2016

Bien chagrin.








Bien chagrin.

Sur une vaste et plate plaine
Comme un plancher de scène,
L'un sous l'autre, Hippolythe  et Aricie,
Avec comme quelque chose d'écrit
Ce ruban autour d'elle,
En volutes il se démêle,
De vides et de pleins
Calligraphie du rien?
Signes qui sait du destin,
Logogriphe sibyllin 
Où serait versifiée leur histoire
D'amour, tout porte à le croire
Où rimeraient désespoir et espoir,
D'une charade de déboires
Les entrelacs compliqués, 
Jusque à quelle fin dénoués?
Ces signe dans le ciel n'en disent rien
Et vous laissent là, bien chagrin.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.