vendredi 12 décembre 2014

Pendeloques.




Domèvre-sur-Avière,  Vosges.

Au ciel de Décembre
Tout au gris des cendres
Le jour survit vaille que vaille
Dans l'opacité des grisailles
Où d'asthénie il peine et défaille,
Ses passagers s'égaillent
Dans la lumière glauque,
Vaines pendeloques
D'un lustre du jour éteint
Quand de vie il ne reste plus rien.

J.C Tannenbaum, directeur de la station d'art météorologique.

lundi 1 décembre 2014

Le jour s'annule.







Montmédy, Meuse.

Il est venu l’oiseau de Décembre.
Ponctuel, il ne se laisse pas attendre
Quand vient le temps des clairs obscurs
Du théâtre des ombres la magistrature
Où les faibles lumières de mystère nimbent
Les contours de l'entre-deux des limbes
Là s'effacent les silhouettes sans identités
Aux couleurs fanées, âmes hébétées
Au-dessus des campagnes désertées
Elles vont divaguer noctambules
Désemparées quand si vite le jour s'annule.

J.C Tannenbaum directeur de la station d’art météorologique.

mardi 18 novembre 2014

De la vie des oiseaux.




Voulait-il les capturer ces oiseaux
Quoique il en soit ils lui font défaut,
Ils s'envolent dans le ciel très haut
Et  le laissent là tout penaud.
Ces êtres des éléments fuyants
Filles de l'air poussées par le vent?
Quelque puisse être votre zèle,
Saisir celles qui portent des ailes,
Dans leurs voltiges et cabrioles,
Est d'un impossible qui vous affole,
Car ici sans doute des âmes
Qui, à votre fatuité vous condamnent.

 J.C Vogelsang ornithologue.

lundi 10 novembre 2014

Orémus.






Hochfelden, Bas-Rhin.

Les Cumulus portent Nimbus
Convoi énigmatique comme un rébus,
Au-dessus des champs d'humus
Le plein-chant d'un orémus
Qu'ils prononceraient à l'automne?
De ce qui a été, maintenant le pensum
Quand bien tôt s' éteignent les lumières,
Ils ne leur restent qu'à fuir les ténèbres
Où ils n'ont plus de raison d'être,
Alors à tire d'ailes ils vont disparaître.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

samedi 1 novembre 2014

Sarpédon enlevé par Hypnos.





C'est ainsi que Sarpédon enlevé par Hypnos
En Lycie trouve le repos  après un combat atroce,
Une querelle qui l'opposa  à Patrocle féroce,
Lutte inégale face à ce sanguinaire colosse,
Alors Zeus que cette terrible fin enrage,
Ne pouvant le sauver de l'impitoyable carnage,
Pour le soustraire à la profanation de ce sauvage,
Fait enlever sa dépouille pour lui rendre hommage,
Sarpédon son fils, en embaumant son corps
Et en le couvrant de vêtements immortels en or,
Sur son tombeau il élève un cippe pour renier la mort
Et ainsi conjurer pour l'éternité le mauvais sort.
Car aux héros splendides, la mort pour destin
Ne saurait être la seule fin!

De la vie des oiseaux, J.C Tannenbaum ornithologue.


samedi 25 octobre 2014

Bouvreuil.







De l'automne au petit deuil
Dans le ciel un bouvreuil, 
Viens dans ma main
Manger les grains
Pour assurer tes lendemains 
Quand menace la faim
En ces méchantes saisons sans fin
Où les boulingrins n'offrent rien,
Secs et stériles,
Mais oiseau gracile, 
Agile tu survoleras ces périls
Et tu te poseras tranquille, 
Dans le mois d'Avril,
Jouer encore de ton babil
A enchanter nos vies volatiles.

J.C Tannenbaum, ornithologue.

jeudi 9 octobre 2014

Opprobre d'Octobre.





Bénaménil, Meurthe-et-Moselle.

Abandonnés au vol au vent d'Octobre,
Esseulés au nom de quel opprobre?
Les rimes en obre laissent peu de choix,
Seule raison sans doute de cet envoi
A ne pas savoir faire quoi dans l'errance
Du rime à rien, la pitoyable sentence,
Parce que un versificateur sans idée,
Vous laissent dans la vacuité piquer du nez,
Condamnés à la seule loi de la gravité,
Sans recours contre cette misérable iniquité,
Il vous laisse sans sourciller tomber,
Livrés au vertige d'une stupide destiné.

J.C Tannenbaum, directeur de la station d'art météorologique.