mercredi 3 août 2016

Licht immer Licht.







De bonne ou mauvaise fortune
A quel astre elle  se consume ?
Comme un papillon de nuit 
Que le feu de la lampe détruit,
"De la lumière encore de la lumière!"
Invoquait ce poète célèbre
Qui s'exaspérait des ténèbres
Car elles lui cacheraient la Vérité
Qui se déroberait à sa sagacité,
La voilà révélée dans un éblouissement
A l'aveugler dans l'anéantissement 
En d'innombrables particules de lumière
Projetées qui de Vérité ne savent que faire,
Alors que, ombre errante,
C'est le clair-obscure qu'Elle hante.

JC. Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique. 

jeudi 21 juillet 2016

Terres inconnues.







Porté là où il ne voulait pas aller, là-bas 
Terres inconnues dont on ne revient pas
Bizarre destiné que rien ne saurait maîtriser
Que veulent-elles à l'enlever contre son gré?
Compagnes du hasard dont il aurait dù se méfier
Des fées aux fantaisies de leur sort manipulé,
Coquecigrues inanes par leurs frivolités enlevé
Dans les nébuleuses contrées des billevesées.
D'où, c'est vrai,
On ne revient jamais.

JC. Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

dimanche 3 juillet 2016

Des fleurs flétries du dépit.







Sainte-Savine, Aube.

Des ciels obscurcis les Juin
Maintenant défunts 
Dans l'eau des pluies,
De larmes les mélancolies
Aux aléas des météorologies
Les fleurs flétries du dépit,
De ce qui nous était promis
Au temps aboli, rien ne se fit

Tant pis!

JC Tannenbaum, directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 16 juin 2016

Au souffle d'Eole.







Dans un vaste paysage banal,
Grand ouvert au vide total,
Des nuages en filaments planent
Nonchalants indifférents, ils flânent
Loin du malheur de l'homme
Qui quand l'amour l'abandonne,
En de vains efforts désespérés,
Tente dans sa fuite le rattraper,
Comme du temps perdu,
Ils ne se rattrapent plus.
Ah! vouloir les saisir au vol
Alors qu'emportés au souffle d'Eole
Peut-être dans ses caverne enfermés,
Finalement, à huis clos ils resteront oubliés.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

samedi 11 juin 2016

Bien chagrin.








Bien chagrin.

Sur une vaste et plate plaine
Comme un plancher de scène,
L'un sous l'autre, Hippolythe  et Aricie,
Avec comme quelque chose d'écrit
Ce ruban autour d'elle,
En volutes il se démêle,
De vides et de pleins
Calligraphie du rien?
Signes qui sait du destin,
Logogriphe sibyllin 
Où serait versifiée leur histoire
D'amour, tout porte à le croire
Où rimeraient désespoir et espoir,
D'une charade de déboires
Les entrelacs compliqués, 
Jusque à quelle fin dénoués?
Ces signe dans le ciel n'en disent rien
Et vous laissent là, bien chagrin.

J.C Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

jeudi 2 juin 2016

Ils pluies.





Dans le ciel lavis d'ennui
Tout au gris comme lui
Au temps qui fuit
Ils pluies

Expient ici les sanies
Eaux usées dune vie?

Ou ablutions au mikweh
Pour une pureté recouvrée?

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.

mardi 31 mai 2016

Une morale de pluies.





Mai sous la pluie s'enfuit
Dans l'eau du ciel il se dissout
De temps à autre cependant une éclaircie
Alors très brièvement la population est ravie
Et, de se vêtir de jupes et de culottes courtes,
Effervescence que les humides fraîcheurs écourtent,
Une réprimande peut-être du ciel, père très sévère
Que ces membres nus, triste déconvenue, exaspèrent
Le voilà qui, sur le bonne tenue des foules il légifère,
Pour leur imposer un paraître vestimentaire austère,
Quand le laisser aller solaire les éconduits
S'ensuit, une règle morale de pluies!

Ah! oublieuse et pusillanime nature
Qu'en est-il de l'Eden de la nudité si pure?

JC Tannenbaum directeur de la station d'art météorologique.